isolation naturelle et étanchéité à l’air

Pour davantage de confort et d’économies d’énergie.

Publié le vendredi 14 janvier 2011
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Chaque projet mérite une attention particulière. Pour cette raison, nous nous déplaçons toujours dans le cadre d’un projet de rénovation afin de discuter avec vous de la solution la plus adaptée à votre projet.

Lors de chaque chantier d’isolation, nous veillons donc à une parfaite mise en oeuvre de l’étanchéité à l’air.

En effet, une excellente herméticité de l’enveloppe du bâtiment est une condition vitale pour une maison bien isolée. En effet, sans une parfaite étanchéité, ni l’isolation, ni la ventilation ne peuvent être réellement efficaces.
En ce qui concerne l’isolation thermique, il semble évident que s’il existe des fuites d’air, c’est une perte de chaleur prévisible. De plus, les isolants thermiques ne sont pas du tout hermétiques, l’air y circule même facilement dans certains cas (laine minérale, cellulose), créant des courants de convection qui nuisent au bilan énergétique global du bâtiment.
Pour ce qui est de la ventilation, une mauvaise étanchéité induit des courants d’air involontaires et incontrôlables qui perturbent le système et peuvent même changer le sens du flux, ce qui n’est évidemment pas souhaitable.

La conséquence la plus évidente est l’augmentation des déperditions de chaleur. Cela peut mener à une incapacité à se chauffer s’il y a une trop grande inétanchéité qui n’a pas été prise en compte lors du dimensionnement du système de chauffage. Augmenter l’étanchéité, permet de diminuer le niveau E de 5 à 15 points, en fonction du cas. Par ailleurs, cela entraine une augmentation des frais de chauffage et donc cela diminue la rentabilité de l’isolation thermique et il y a émissions de plus de CO2 que nécessaire. Si aucune attention n’est portée à l’étanchéité, on peut considérer grosso modo qu’il y aurait jusqu’à cinq fois plus de transfert thermique à travers la paroi.

En été, l’air chaud extérieur pourra plus facilement s’infiltrer et réchauffer l’air intérieur, il y aura donc une diminution de l’inertie du bâtiment. Cette inertie est importante puisqu’elle permet d’avoir un déphasage entre le moment où le bâtiment est exposé à la chaleur et le moment où ce dernier la restitue à son intérieur. Typiquement, cela permet d’avoir la restitution de chaleur quand la température extérieure diminue et donc permet, le cas échéant, du free cooling. Par conséquent, diminuer cette inertie revient à augmenter les risques de surchauffes puisque la structure du bâtiment ne jouera plus le rôle de tampon.

En hiver, l’air froid extérieur aura plus de facilité à s’infiltrer à l’intérieur du bâtiment. Cela pourrait par conséquent créer un inconfort intérieur dû à l’assèchement de l’air.
Une mauvaise étanchéité à l’air permet des phénomènes de condensation. Si la couche d’étanchéité est percée ou tout à fait absente, l’air chaud intérieur pourra dès lors traverser la membrane et atteindre la couche en contact avec l’extérieur, ce qui fait que l’air chaud, pouvant contenir plus de vapeur d’eau, va arriver à saturation en refroidissant. Il y a donc une condensation qui se crée, ce qui peut causer des dégâts dans les parois, à l’isolant, et également un risque accru de moisissures, ces dernières présentant un risque sanitaire. En outre, un matériau humide perd son pouvoir isolant.