Isolation écologique

Bien choisir son isolation.

Publié le mardi 15 juillet 2008
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Notre confort (climat intérieur) dépend principalement de quatre éléments :

- la température de l’air ambiant,
- la température des parois,
- les mouvements de l’air,
- l’humidité relative de l’air.

La température "opérative", c’est-à-dire celle réellement ressentie est une moyenne entre la température de l’air ambiant et celle des parois. Ainsi, le confort sera nettement supérieur dans une pièce dont l’air est chauffé à 20°C et dont les parois sont à 18°C que dans une pièce chauffée à 22°C dont les parois sont à 15°C. Dans le premier cas, la température opérative est de 19°C. Dans le second cas, pour obtenir la même température opérative, il faudrait augmenter la température de l’air ambiant à 23°C, soit 3°C de plus que dans le premier cas pour le même confort thermique...

Les parois "chaudes" sont obtenues en tenant compte de l’emplacement de l’isolant, de l’inertie des matériaux, de leur effusivité thermique (mesure la rapidité avec laquelle un matériau se réchauffe).

Quelques facteurs à ne pas négliger...

Pour pouvoir qualifier un isolant de performant, vous devez tenir compte des trois facteurs suivants :

- sa conductivité thermique (λ) : mesure le flux de chaleur qui traverse une épaisseur de 1 m du matériau sur une surface d’1 m² lorsque la différence de température entre les deux faces est de 1°C.

Plus λ est petit, plus le matériau est performant sur le plan thermique.

- sa résistance thermique (R) : tient compte de la conductivité thermique de l’isolant et de son épaisseur.

R = e/λ —> plus R est grand, plus le matériau est isolant.

- sa résistance à la diffusion de la vapeur d’eau (µ) : plus elle est faible, plus le matériau est "respirant" et permet l’évacuation de la vapeur d’eau.

Le rôle de l’isolation est de favoriser le déphasage thermique en été et d’éviter les déperditions de chaleur en hiver.

Ces déperditions peuvent provenir de trois sources différentes :

- par les parois (déperditions surfaciques) : toit (30%), murs (25%), vitres (13%) et sol (7%).
- par la ventilation naturelle ou contrôlée (15%)
- par ponts thermiques (10%)

Les énergies grises des différents isolants

Choisir un isolant écologique, c’est bien sûr se préserver de tous risques d’émanations toxiques, mais c’est également participer à la sauvegarde de l’environnement. Opter pour une construction durable, c’est analyser le bilan énergétique de l’habitation pendant et après construction ou rénovation mais également avant. Ainsi, l’éco-constructeur veillera à utiliser des matériaux qui n’auront demandé que peu d’énergies grises lors de leur production et acheminement.

On remarque par exemple dans le graphique ci-dessus que la production de polyuréthane est 183 fois plus polluante que celle de la cellulose de papier...

Les autres avantages des isolants naturels

Tous les isolants naturels, à l’exception du liège expansé, qui doit être réservé à des usages bien particuliers, présentent une faible résistance à la diffusion de la vapeur d’eau. Cette propriété, pour autant que toute la paroi soit constituée de matériaux "respirants" permet un bon échange de l’humidité sans contenir celle-ci à l’intérieur d’un mur.

Cet échange est davantage régulé avec l’utilisation d’un freine-vapeur placé devant l’isolant.

Ce freine vapeur va également permettre de faire obstacle au passage de l’air chaud, pour ainsi rendre le bâtiment étanche à l’air mais perméable à la vapeur d’eau. Sa mise en œuvre doit être très soignée, la moindre fuite pourrait être à l’origine de graves problèmes de condensation dans l’isolant avec les conséquences que cela pourrait entraîner.

Les différents types d’isolants naturels

On distingue trois types d’isolants naturels.

Les isolants d’origine végétale : laine de chanvre, laine de lin, fibre de bois, cellulose de papier, liège, ...

... d’origine animale : laine de mouton, plumes d’oies, ...

... et d’origine minérale : verre cellulaire, argile expansé, vermiculite,...